Changements à l’étiquetage
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Changements à l’étiquetage: Répercussions

Produits de santé naturels

On estime que s’il fallait modifier les étiquettes de tous les PSN, il pourrait en coûter au secteur jusqu'à un milliard de dollars. Il faudrait du temps et des ressources pour remanier, réimprimer, reconditionner et réexpédier tous les PSN sur le marché, ce qui représenterait environ 50 000 produits ou 100 000 unités de stock. Sans oublier les répercussions sur le plan logistique, telles que sur la palettisation, l’entreposage et l’expédition des produits finis.

Les entreprises en souffriront. L’ELC n’est pas une initiative isolée. Elle s’ajoute à d’autres facteurs :

  • La capacité du consommateur d'acheter des produits étrangers non réglementés et de les importer à des fins personnelles;
  • L’ALENA (maintenant l'AEUMC) qui entraînera une hausse des seuils d’exemption de douanes;
  • Un état constant d'instabilité réglementaire. Depuis l'introduction du Règlement sur les produits de santé naturels, l’industrie a été soumise à des changements constants sur le plan de la supervision de ses produits avant mise en marché.

Tous les éléments qui précèdent pourraient entraîner une perte de bons emplois canadiens, nuire à la viabilité économique du secteur et porter préjudice à la pertinence, à la crédibilité et à l'intention même de l’organisme de réglementation canadien. Les consommateurs perdront aussi accès à des produits auxquels ils se fient pour leur santé et leur bien-être ou devront les payer plus cher.

 Médicaments sans ordonnance

 Un ELC a déjà été appliqué aux médicaments sans ordonnance. Ce secteur avait reçu l’assurance qu'il ne serait pas nécessaire de revoir l’emballage des produits après l’ELC. Cependant, c'est tout l'opposé qui s’est produit. Le coût prévu de l’initiative a atteint à 100 M$, soit 30 fois l’estimation initiale de Santé Canada. C'est la plus grande incidence réglementaire que ce secteur n’ait jamais connue. Tout comme pour les PSN, le secteur a été incapable de cerner les justifications de cette initiative et n’a trouvé aucun avantage à ces changements pour le consommateur.

 Produits alimentaires

 Dans le secteur alimentaire, plusieurs initiatives réglementaires exigeront des changements à l’étiquetage des produits, notamment la modification du tableau de valeur nutritive (TVN) et l'addition possible de symboles sur le devant de l’emballage. Le TVN doit être modifié sur toutes les étiquettes d’aliments et plus de 40 % de ceux-ci seraient touchés par l’étiquetage sur le devant de l’emballage. À cause du manque de coordination des initiatives, les fournisseurs d’étiquettes peinent à répondre à la demande et le consommateur voit les coûts augmenter dans plusieurs secteurs en même temps.

 Perspectives en matière de développement durable

 L’ELC exige des solutions d’étiquetage coûteuses (p. ex., les étiquettes pelables) qui rendent de nombreuses bouteilles non recyclables, augmentent le nombre et la grosseur des emballages, ainsi que la palettisation, l’entreposage et l’expédition des produits finis sans oublier le gaspillage d’étiquettes qui ne respectent plus les exigences. Le coût environnemental de l’ELC sera faramineux – augmentation de la consommation d'eau, d'énergie et d’autres ressources, et production accrue de gaz à effet de serre et d'autres polluants.

 Face aux exigences de l’ELC, il sera plus difficile pour les entreprises ou les consommateurs d’être écologiques. Nous savons que les Canadiens souhaitent réduire les déchets et recherchent les produits qui ont le moins d’emballage possible. Les consommateurs n’appuieront pas une initiative qui consomme des ressources naturelles, qui augmentent considérablement la production de carbone et exigent plus d’emballages de produits.

Position de la CHFA