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Journée internationale des femmes : réflexion sur les progrès accomplis et sur ce qu’il reste à faire

par Amy Rempel, membre de notre conseil consultatif EDI

La célébration de la Journée internationale des femmes est l’occasion de nous pencher sur le chemin parcouru et celui qu’il nous reste à faire.
Mars 3, 2026

J’ai été témoin d’une évolution et de progrès importants en travaillant dans le secteur des produits de consommation courante naturels, biologiques et de bien-être, ainsi que dans les salons professionnels de l’Association canadienne des aliments de santé (CHFA) auxquels je participe depuis près de vingt ans. Au fil des décennies, notre secteur est devenu plus inclusif, plus conscientisé et plus enclin à placer des femmes à des rôles décisionnaires et de leadership.

Quand j’ai commencé, nombre d’entre nous plaisantaient, à moitié, et qualifiaient l’industrie de « club de garçons ». Peu de femmes participaient aux décisions importantes ou accédaient à des postes de responsabilité et, en tant que débutante, j’ai également eu ma part de remarques condescendantes, ce qui rendait les choses très difficiles, et, parfois, décourageait.

Je suis fière de dire que beaucoup de choses ont changé.

L’un des changements les plus importants que j’ai observés est une plus grande flexibilité au travail, notamment pour les mères, et cette évolution me concerne personnellement.

Quand mon fils a eu deux ans, j’ai décidé de reprendre une activité professionnelle et de me présenter chez un grand distributeur. Ce poste me convenait, notamment en raison de la proximité avec la garderie et l’école où je devais aller chercher mes enfants, parce que mon mari travaillait loin. Mais quand je suis arrivée pour l’entrevue, j’ai remarqué que la seule femme présente était à la réception. Cela ne m’a pas dissuadé de tenter ma chance, mais c’était un signal brutal du manque de représentativité.

Au cours de l’entrevue, j’ai demandé si je pouvais commencer ma journée de travail 30 minutes plus tôt afin de partir à temps pour aller chercher mes enfants et éviter de payer plus de frais de garde. La réponse a été immédiatement un non ferme sans possibilité de discussion.

C’était pour le moins décevant. Et c’était aussi très révélateur pour moi.
J’ai réalisé à ce moment que non seulement je n’aurais probablement pas le poste, mais aussi que je ne le souhaitais pas et que cette seule expérience était un exemple clair et flagrant d’injustice.

Aujourd’hui, je constate que la culture est très différente, même au sein de cette entreprise. Des horaires flexibles, une direction empathique et une meilleure prise en compte de l’équilibre travail-vie privée font désormais partie des sujets abordés.

Ce sont des expériences comme celle-ci qui rappellent avec force que le changement est possible, même lorsque certaines choses semblent inatteignables.

L’équilibre entre carrière et parentalité reste exigeant, mais il est de plus en plus possible dans les environnements professionnels qui valorisent l’inclusion.

La Journée internationale des femmes est l’occasion de reconnaître ces progrès.
C’est également un moment où il convient de demeurer vigilants. L’évolution récente de la situation dans le monde, notamment au sud de la frontière, a été troublante et parfois décourageante. Au Canada en particulier, nous ne sommes pas à l’abri de difficultés.

Selon la Fondation canadienne des femmes, l’écart salarial entre les sexes persiste : les Canadiennes gagnent environ 75 cents quand les hommes sont payés un dollar.

Fait encourageant, je constate que les marques dirigées par des femmes au sein dans notre secteur favorisent activement l’équité salariale et la transparence, et que leur leadership contribue à établir de nouvelles normes.

Aujourd’hui et à l’avenir, j’espère voir encore plus d’hommes s’emparer de cette responsabilité, démontrant ainsi que garantir et promouvoir l’équité et soutenir les femmes ne sont pas des obstacles à la réussite, mais des moteurs de celle-ci.

Les femmes sont de puissants moteurs.

Il y a un dicton : si vous voulez qu’une chose soit faite, demandez-le à une femme occupée. J’ajouterais ceci : payez-la ce qu’elle vaut et offrez-lui de la flexibilité. D’autres femmes peuvent avoir une approche différente du travail, mais lorsqu’on leur propose des occasions équitables et du soutien, les femmes produisent des résultats extraordinaires.

Célébrons les progrès réalisés à l’occasion de cette Journée internationale des femmes et renouvelons notre engagement à bâtir des milieux de travail où l’équité n’est plus une aspiration, mais une norme.