Les produits de santé naturels sont utilisés au quotidien
Les produits de santé naturels ne sont pas une catégorie de niche. Plus de 80 % des Canadiens en utilisent, notamment des vitamines, des minéraux, des probiotiques et des produits à base de plantes, pour entretenir leur santé chaque jour.
En plus de l’usage quotidien, de nombreux PSN sont utilisés dans les établissements de santé et associés à des produits pharmaceutiques. La vitamine D et le calcium sont par exemple couramment utilisés dans ces établissements et par les personnes présentant un risque élevé de fracture, et les probiotiques peuvent prévenir les infections nosocomiales.
Les soins préventifs jouent un rôle important pour soulager la pression sur le système de santé canadien, déjà en tension. Une étude commanditée par la CHFA indique que le recours aux produits de santé naturels permettrait d’éviter environ 2,3 milliards de dollars de dépenses en soins de santé sur 25 ans.
Des conditions de concurrence inégales aux dépens des entreprises canadiennes
Alors que les Canadiens font confiance à ces produits, les marques nationales, notamment des PME, sont confrontées à un fardeau administratif et réglementaire de plus en plus important. Cependant, les compagnies étrangères ont accès au marché national sans avoir à répondre aux mêmes normes, ce qui crée des conditions de concurrence inégales.
Selon la Loi sur les aliments et drogues, les Canadiens peuvent importer des produits de santé pour une utilisation personnelle d’une durée de 90 jours. En pratique, cette tolérance est de plus en plus utilisée à grande échelle par des entreprises étrangères pour accéder au marché national sans avoir à respecter les exigences réglementaires canadiennes.
La CHFA estime que cela représente environ :
- 450 millions de dollars de produits utilisés sans supervision réglementaire canadienne,
- près de 10 % du marché canadien des produits de santé naturels,
- environ 51 millions de dollars de pertes de revenus fiscaux annuels.
« C’est comme demander à une équipe de suivre des règles, tandis que l’autre équipe peut elle-même fixer les siennes. Si les exigences deviennent plus strictes sans résorber l’inégalité des conditions de concurrence, la consommation ne va pas diminuer : elle va s’étendre hors du système canadien. Moins de production. Moins de maîtrise. Moins de souveraineté. »
Les efforts de plaidoyer de la CHFA
La CHFA défend activement les intérêts du secteur des produits de santé naturels et des Canadiens qui font confiance à ces produits et les utilisent.
L’association a rappelé devant le comité que les efforts déployés pendant sa campagne « Sauvons nos suppléments » ont donné lieu à l’une des plus importantes campagnes de lettres récemment organisées au Canada. Cela a montré le large soutien du public pour la protection de l’accès aux produits de santé naturels et pour la réduction du fardeau réglementaire inutile afin de favoriser la réussite des entreprises canadiennes. La CHFA continuera de collaborer avec le gouvernement et les parties prenantes afin de soutenir une réglementation avisée et proportionnée, qui protège les consommateurs tout en permettant de mettre davantage de produits de vie sains entre les mains d’un plus grand nombre de Canadiens.
Vers demain
La question posée aux décideurs politiques n’est pas de savoir s’il faut réglementer les produits de santé naturels : ils le sont déjà. La question porte sur la maîtrise pérenne par le Canada d’une partie importante de son marché de la santé plutôt que de s’en remettre à davantage de surveillance extérieure.